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webcam les rasses : le Chasseron

Publié le par Apoutsiak

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Semaine d'alpinisme à Cham'

Publié le par Apoutsiak

Les liens récits et vidéos seront ajoutés dans la semaine






Wordle: Mont Blanc

Vidéo Eperon Migot au Chardonnet



Vidéo : traversée du Mont Blanc



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Henry et Vincendon : Tragédie au Mont Blanc - vidéo

Publié le par Apoutsiak

Jean Vincendon et François Henry sont deux alpinistes. Vincendon est aspirant guide et Henry est un fort grimpeur Belge. Ils décident de gravir ensemble l'éperon de la Brenve en hivernal ( rappel : en 1956, l'équipement  n'est en aucun cas celui d'aujourd'hui, c'est : crampons 10 pointes et piolet en bois !
Le livre de Yves Ballu "l'affaire Vincendon et Henry" résume parfaitement les évenements !

Donc nos grimpeurs prennent le téléphérique de l'aiguille du Midi, le 22 Décembre, ils sont lourdement chargés (trop) et n'ont malheureusement aucune experience des hivernales, sans doute une première grosse erreur, ils auraient sans doute du commencer par un sommet plus accessible pour se familiariser avec les conditions difficiles de l'hiver !
Leur ami Dufourmantelle avec un autre alpiniste l'a gravi la semaine précédente, ils ont sans doute eu un peu la pression.

Ce soir là, ils rencontrent au bivouac de la Fourche, Walter Bonnati, en repérage sur l'itinéraire de la Poire.
Bizarrement , alors que le temps est au beau fixe, il ne font rien les deux jours suivant et font demi tour le 24 pour rentrer à Chamonix. On ne sais pourquoi ils n'ont rien fait !
Ils croisent Bonnatti et Ghersen ce qui les remotive il remonte à la Fourche avec eux et passent le réveillon.

Bonnatti va tracer le col Moore
Le 25 Décembre, les deux cordées se lancent, elle se séparent au col Moore, les Italiens vers la Poire et les Franco Belge dans la Brenva. Le mauvais temps les surprend et Bonatti decide de sortir par la Brenva il traverse et s'etonne, Vicendon et Henry sont en dessous de lui ! Ils sont vraiemnt très lents (trop chargés ?) Il poursuit, le temps se gâte, c'est la tempête, Bonatti fait la trace. La tempête se renforce, ils s'enterrent, Vincendon et Henry font sans doute de même en dessous ! Nuit horrible dans le froid et le vent qui s'insinue partout. Le lendemain matin Bonatti entend les deux francophones, il descend, les encorde et voit qu'ils ne sont pas en état de poursuivre seuls. Il les encorde et repart, il sort la voie . Arrivés à la Brenva, il est déjà tard, il interdit à Ghersen de faire une pause, conscient qu'il faut arriver à Vallot avant la nuit ! Vincendon et Henry reprennent leur indépendance et font une pause, simple erreur, grosses conséquences, leur salut passait sans doute par Bonatti !

Bonatti va rejoinder Vallot à la nuit, -15°C dans le refuge ( -30°C dehors sans compter le vent !) le lendemain, il appelle Vincendon et Henry mais rien, Ghersen est au plus mal, il faut le redescendre, il a des gelures. La descente par le glacier du Miage passe par la chute dans une crevasse de Bonatti puis par un bivouac avant de rejoindre  le refuge Gonella et son chauffage ! mais où la bouffe entrepausée à l'avance a disparue !

A chamonix, les compagnons de henry et Vincendon s'inquietent et contactent les secours. Mais de secours
en hiver, en 1956,  il n'y a pas. L'été, ils sont assurés par 3 organismes ( l'EMHM école Militaire de Haute Montagne, l'ENSA, école nationale de ski et d'alpinisme et la compagnie des guides de Chamonix) Mais personne n'est chaud pour aller risquer sa vie pour deux inconscients, on ne fait pas de la montagne en hiver !... Et l'organisme de secours n'est organisé que pour l'été !
Les amis de Vencendon et Henry tentent de les rejoinder par Tête Rousse et le Gouter , mais il neige, ils ne depasseront pas le refuge de Tête Rousse

Le 27 Décembre un hélicoptère Sikorsky S55 fait une reconnaissance mais ne repère pas les deux hommes. (pour information, on ne savait pas comment réagiraient les sikorski à 4000 m )Le lendemain on les  repère et on leur largue des couvertures, déjà 3 jours de mauvais temps à dormir à 4500 m !  Vincendon et Henry, au lieu de monter au sommet du Mont Blanc pour redescendre sur Vallot ( 300 m d'ascension facile à réaliser... facile en forme et par beau temps) ont préféré essayer de descendre directement sur les Grands Mulets et se retrouvent bloqués au dessus d'une barre de séracs.
Ils sont exténués, leur salut passe par les secours
.


Dans la vallée, on s'organise, Le capitaine Legall de l'EMHM a pris les choses en main, ça n'est pas un alpiniste, c'est un militaire !

Le 31 Décembre, Lionel Terray et des amis de Vencendon et Henry décident de faire une caravane et de passer par le refuge des Grands Mulets, pour rejoindre Vincendon et Henry par le bas ! Ils progressent difficilement vers le refuge.
Le meme jour, 4 guides sont déposés au col des Dôme, vers le Dôme du Gouter ( 2 vont aller à Vallot et 2 vont descendre vers Vincendon et Henry). l'autre rotation va tourner au drâme. Le pilote, Blanc tente de se poser à proximité des alpinistes, mais la poudreuse aveugle le pilote et le Sikorsky s'écrase et se couche sans exploser. Le pilote est extrêmement choqué.
Tout le monde se regroupe dans l'hélicoptère. Les sauveteurs décident de sauver d'abord les pilotes avant de venir chercher Vincendon et Henry qui souffrent de gelures extrêmement importantes ! (bras jambes visage... ) Vincendon et Henry racontent leur périple, c'est Henry qui a aidé Vincendon à tenir. Henry essaie même avec ses mains gelées de rechauffer les mains de Blanc le pilote de l'helicoptère.

Les sauveteurs font deux cordées de 3 pour revenir à Vallot (l'observatoire)  (balisé avec des fagnons par la cordée descendante)  Blanc tombe dans une crevasse. Les guides doivent le trainer jusqu'à Vallot dans la nuit. L'autre cordée, perdue dans la nuit, bivouaquera au col des Dômes.

Les sauveteurs se retrouvent à 8 à Vallot, il fait -15°C dans le bivouac. Blanc est au plus mal. Le mauvais temps s'instale. L'objectif est de sauver en 1 les sauveteurs avant de sauver les deux alpinistes. C'est l'effervescence à Chamonix et au Fayet.

Deux allouettes sont dépéchées. 2 jours plus tard, le 3 Janvier, les allouettes parviennent à évacuer les 8 hommes de Vallot, par contre les alpinistes sont laissés sur la montagne. Le colonel Le gall en personne va survoler le sikorski écrasé ou se trouvent Vincendon et Henry. Au départ etait prévu qu'il descende constater un éventuel décès des deux hommes, mais Legalle décide que le danger lié aux crevasses est trop important et décide d'arrêter les secours.



On retrouvera 2 mois plus tard le corps de Vincendon dans la position où l'on l'avait trouvé tandis qu'Henry avait essayé de sortir de l'appareil avant de mourir. Tentative  pour se faire remarquer par l'alouette de Le Gall ? On ne le saura jamais. Les deux hommes ont résisté pendant près de 13 jours aux grands froids et à la tempête. Un calvaire.


 
Ce sauvetage assurera la promotion de ce nouvel hélicoptère français : l'alouette ( 500 exemplaires vendus l'année suivante)

 

 

Naufrages-Mont-Blanc-1
envoyé par troupe-agape. -
 

Naufrages-Mont-Blanc-2
envoyé par troupe-agape. -
 

Naufrages-Mont-Blanc-3
envoyé par troupe-agape. -

Le blog d'Yves Ballu, très complet
 

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Vidéo : sur le fil des 4000 avec Patrick Berhault et Philippe Magnin

Publié le par Apoutsiak



Patrick Bérhault et Philippe Magnin dans sur le fil des 4000
magnifique épopée avec pour objectif de réaliser les 82 4000 de l'arc Alpin en 82 jours.
Malheureusement Patrick a chuté dans la traversée entre le Taschhorn et le Dom des Mischabel, nous laissant tous orphelins ... Pensée à lui et à sa famille et respect !

Un jour peut être, moi aussi, les 82 4000.. en 82 ans ! faudra que je recompte !

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Le Mont blanc, une épopée - le récit de Laurent

Publié le par Apoutsiak

Le Mont-Blanc : une épopée ?


    De la patience, de l'effort, du danger : le Mont-Blanc représente tout ça à mes yeux. Cinq ans déjà que j'ai fait part de mon projet à Guillaume, qui a pris de suite les choses en main et m'a proposé des dates dès que les conditions météorologiques étaient propices. Nous avons annulé par deux fois, et changé notre fusil d'épaule deux fois également (Dômes de Miage en 2005, Pointes Lachenal et Arête des cosmiques en septembre 2008 , des courses qui m'ont permis de me familiariser avec l'alpinisme et donc de me préparer, et qui plus est d'excellents souvenirs). Autant dire que l'envie était là plus que jamais...

    Rendez-vous était donc pris pour ce troisième week-end de juin. Je commençais mal ma préparation à cause d'un déficit en sommeil important ; de garde la nuit du jeudi au vendredi, et réveillé vers 6 heures par Guillaume le samedi à cause des "plans qui avaient changés" : je devais sauter dans le premier slip et filer à toute berzingue pour Chamonix : la première benne n'attendrait pas.
Le temps de digérer quelques trois cents kilomètres au volant de mon bolide allemand et notre guide suprême auto-proclamé s'invite dans mon oreillette pour me signifier qu'il n'est plus nécessaire de me presser : le téléphérique ne fonctionne pas à cause du gel, nous partirons de Saint-Gervais.
Point de déception, juste un léger désappointement. Je rejoins le duo alpin Guillaume et Anne au magasin de location de matériel et nous décidons (surtout moi) de prendre une collation avant le départ pour le nid d'aigle. Anne refuse la terrasse par peur d'avoir froid (Vu les conditions météo du lendemain, on croit rêver...).

Le petit train du Montenvers nous emmène à 2400m d'altitude (déjà!) et nous offre l'occasion de discuter joyeusement de nos pérégrinations passées et du défi qui se présente à nous. Le déjeuner est rapidement englouti, ainsi que les deux heures trente de randonnée alpine jusqu'au refuge de Tête rousse. Le moral est excellent, le physique répond présent.
Apéro vers seize heures puis petite sieste et préparation du sac ; l'ambiance est potache, merci Guillaume. Les choucas volent bas, les édredons aussi, et la neige se met gentiment à tomber. Nous dînons au premier service à dix-huit heures trente, en compagnie de quatre militaires qui bien évidemment font la même chose que nous le lendemain. L'ambiance est très détendue et nous rions de bon coeur. Je suis par contre surpris, et Anne aussi, des portions congrues que l'on nous sert. Nous râlons un peu et la cuisine nous donne généreusement une fond de casserole de riz (de la veille?) en rab' : c'est la fête. Je cherche à faire le plein d'eau pour le lendemain mais les prix sont prohibitifs (4€ le litre) et le taulier peu accomodant : on pissera moins.

Nous nous couchons tôt dans un dortoir bien aménagé, mais l'arrivée des alpinistes du deuxième service nous dérange tant et si bien que Guillaume balance du "Taisez-vous !" de sa voix grave pour tempérer les ardeurs malvenues de nos compagnons de nuitée. Et plus tard, la loi statistique dite du "dortoir" s'applique de facto : un ronfleur (et oui, il y en a toujours un) entame bruyamment sa litanie nocturne ; mon déficit d'heures de sommeil risque de dépasser la limite du raisonnable.
Je réussis néanmoins à me lever facilement dès une heure vingt (l'excitation?) et nous avalons tous les trois dans le réfectoire plongé dans le noir un petit déjeuner qui me parait trop pauvre en calories au vu de l'effort à fournir aujourd'hui. Baste !
Je m'équipe difficilement du fait de mon inexpérience, et parce que je suis ainsi fait, puis je sors rejoindre les duettistes déjà cramponnés pour m'amarrer à la cordée. Guillaume est foncièrement mécontent : j'ai mis mes crampons n'importe comment et il est obligé (comme les autres fois du reste) de me remettre le matos à l'endroit ; comme j'aime être materné sous la neige à deux plombes du mat'...



Nous partons dans les derniers direction le couloir de la mort, appelé ainsi à cause des chutes de pierre régulières dans un goulet de trente mètres de large. Première difficulté avalée, mais nous entamons alors une portion d'escalade un peu technique. Là, les choses se corsent car ma frontale vient de rendre l'âme (une frontale exclusivement réservée à changer les pneus crevés la nuit, alors pensez...). La main courante disposée il y a une dizaine de jours est fort bienvenue pour maintenir le rythme (mais comment on grimpe sans ce machin?). nous arrivons au refuge du goûter à l'aube vers cinq heures pour nous changer et avaler une bonne collation. Grand froid prévu et Guillaume m'avait dit de mettre tout ce que je pouvais : j'ai cinq couches sur moi et le sac plus léger. Nous partons alors sous un beau soleil vers le dôme du goûter : la journée s'annonce magnifique. ; la trace est belle et la cordée avance facilement.


Néanmoins, après le goûter, Apoutsiak laissera sa place à Anne pour rallier le refuge Vallot, où il entend bien profiter d'une petite sieste, nous dit-il. He oui, la fatigue pointe déjà le bout de son nez. Vallot nous accueille sous le vent, avec des rafales à quatre-vingt à l'heure. Nous nous engouffrons par un passage avec une échelle sous le refuge pour découvrir un endroit nu en métal ou il fait froid (- 10°C) avec des habitants étranges qui grelottent. Les couvertures sentent vraiment mauvais et il y a de belles plaques de vomi congelé : bienvenue à Vallot. Guillaume n'arrivera pas à démarrer sa sieste et nous repartons vaillamment cette fois-ci à l'assaut de l'arrête des bosses.
Le sommet du Mont-Blanc est maintenant bien en vue et le but n'est plus permis, même si dès lors les pas se font lourds à cause des muscles douloureux et du manque d'oxygène. Guillaume est devant et garde un rythme lent mais régulier quelque soit la pente. La montée semble alors interminable et le sommet hors d'atteinte.



A dix heures quarante cinq GMT, nous bondissons sur la crête sommitale et le mythe tombe : même un "poulot" comme moi (c'est mon sobriquet de montagne auprès de Guillaume) peut y arriver. L'émotion est grande, l'épuisement aussi, ce qui n'empêche pas Anne de faire la roue. Guillaume me confie avoir pleuré en pensant à son père. Et du fait, en appelant Pascale, je ne sais pas ce qui me remonte mais je deviens inconsolable et lui dis que tout va bien avec de gros sanglots : panique au bout du fil !
Nous passons tout de même un bon quart d'heure sur le versant italien, c'est à dire trois mètres plus bas où, surprise, il n'y a plus un brin de vent. C'est carrément Saint-Tropez ! On se décontracte les muscles autant qu'on peut. J'ai du mal à respirer, c'était prévisible mais c'est étonnant à observer. Anne est ravie, moi j'apprécie moins et espère vivement que le retour soit rapide. Notre guide à tous ré-enclenche la première, et la cordée prend la direction de l'aiguille du midi, sous un soleil de plomb.

Il y a un premier passage obligé qui se présente comme un mur à descendre. Guillaume m'assure que je peux le faire et donc forcément je lui fais confiance. Ventre face à la montagne, je cramponne dans la neige ferme et je plante mon piolet comme pour un abordage. Six mètres plus bas, mes deux acolytes décident de tenter un rappel jusqu'à la rimaye. Soixante mètres de corde seront nécessaires. Dans la manoeuvre, j'échappe le gant qu'Anne m'avait confié : nous le suivons des yeux pendant quelques dizaines de secondes sans espoir de remettre la main dessus (ou dedans, comme on veut). Anne m'en veut sérieux, mais en fait elle voulait s'en débarrasser, me confie Guillaume. Ah les gonzesses !



Cette fois-ci, pour la dernière (Ah bon?) partie, Guillaume délègue son leadership à la femelle du groupe. Je ne comprend toujours pas pourquoi je ne suis pas dans sa sélection. Sénilité précoce sans doute, ou volonté de faire de la discrimination positive, les lecteurs jugeront.
L'heure est cette fois-ci au contournement de l'épaule du Tacul, long faux-plat s'il en est. Nous évoluons dans un paysage de crevasses et de séracs menaçants. Je prends la mesure du danger malgré la beauté du lieu. Je trébuche, je tombe, je glisse cul par dessus tête et la corde se tend : Guillaume assure, et c'est tant mieux. A un autre moment, c'est lui qui se fera à moitié avaler par une crevasse. Puis, j'aurais l'occasion de me planter dans la neige pour rattraper une petite chute de ma comparse un peu plus bas.
Le rythme est maintenant beaucoup plus lent, et Anne fait des pauses de quelques secondes de temps en temps. Son humeur aussi a changé depuis le sommet, et elle n'arrête pas de râler. Guillaume hausse le ton, en bon dictateur qu'il est. Et une fois rabrouée, le femelle du groupe reprend sa place (Anne, si tu lis ça, c'est de l'humour. Non, parce qu'en plus d'avoir un caractère de chien, si t'as pas d'humour c'est le pompon !).
La météo s'emmêle (et si) et le ciel devient opaque. Une petite neige fine efface les traces déjà ténues : l'affaire se corse. Mais Anne, qui a certainement beaucoup plus de sang animal dans les veines que quiconque ici, continue dans sa bonne direction en jouant avec notre bonne étoile.


Finalement, l'arête des cosmiques est en vue et annonce l'aiguille du midi ; le dernier gros raidillon, histoire de bien faire comprendre que le Mont-Blanc, c'est pas pour les gamins.
On entend déjà le haut-parleur pour le départ de la prochaine benne, mais Ô surprise et je ne sais pourquoi (trop de pause, trop de fatigue), c'est la dernière benne qui s'en va ! Guillaume hurle de se dépêcher et motive ses troupes à mort. Anne trouve un second souffle et accélère dans la pente. Moi, je ne comprend rien mais j'avance quand même. A l'entrée du bâtiment (ouf c'est fini), Guillaume se précipite, décramponne tout en courant alors que je reste empétré avec mes grolles gelées et ça tire sur la corde, donc je suis tant bien que mal. La benne nous attendra (c'est sympa, merci), mais on nous fera comprendre qu'il ne faudra pas recommencer (au passage, je me fais copieusement engueuler pour être entré avec mes crampons ; ouille, pas sur la tête M'sieur).
Une fois en bas de la station, nous ne sommes pas encore au bout nos peines : il faut retourner à Saint-Gervais. Guillaume propose de faire du stop (de toute façon je ne ferai pas vingt kilomètres à pied avec mon barda). Je trouve qu'il exagère, qu'on aurait pu prévoir une navette ou autre et je le regarde mettre le pouce en l'air sans vraiment y croire. Bon là, je dois dire que j'ai été assez bluffé : deux personnes très sympathiques nous ont mené tous les trois (et tout le matos !) à bon port en un temps record. Il était alors plus de dix-neuf heures, et nous nous sommes rapidement séparés sans profiter de notre bel exploit tout frais, bien malheureusement.

Il est prévu que je revois Guillaume chez nous ce week-end (avec toute sa nombreuse famille cette fois-ci), et je tiens à le remercier sincèrement pour ce grand rendez-vous réussi ; encadrer une cordée en haute-montagne, appréhender ses dangers, prendre les bonnes décisions : pour tout ça, je suis fier de lui et en plus ça m'a rendu fier de moi. J'ai hâte maintenant qu'on trouve tous les deux une belle idée pour un nouveau défi


                        Simplement merci.

                                    Laurent.
le 1er juillet 2009.



Précision pour le profane : à la descente, le premier de cordée se met toujours au dessus ( Laurent ne connaissait visiblement pas cette règle ou l'avait oublié, j'ai sans doute pêché en ne la lui rappelant pas, Anne a fait un gos boulot devant à la descente dans le brouillard !) .  J'ai mis le pied dans une petite crevasse, dans le récit on a l'impression qu'elle etait énorme... Rassurons le lecteur. C'est tout !
Encore merci à Anne et laurent pour ces deux bonnes journées passeées là haut !

                                   Apoutsiak

PS si les images sont dans le désordre c'est ma faute, si vous voulez des précisions, utiliser le petit lien commentaire en bas de cet article !

 

 

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Semaine Alpi-rando à Chamonix Mont Blanc

Publié le par Apoutsiak

Les liens récits et vidéos seront ajoutés dans la semaine


 
 


Wordle: Mont Blanc

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Des éoliennes au sommet du Suchet et du Chasseron (:-(

Publié le par Apoutsiak

Hier, ( 9 Juillet 2009)  tranquillement instalé au bureau, je lisais l'Est Républicain, et, en page région, je lis :

"Vent de folie sur les crêtes Suisses !

Le plus gros projet éolien de Suisse est prévu sur les crêtes voisines du Haut Doubs. Les sites pour exploiter lénergie du vent se multiplient un peu partout outre-frontière."

Des investissemetns de l'ordre de 240 millions de francs suisses pour ériger des champs d'éolienne avec des mats de 80 à 100 m de haut. Elles se situerons au sommet du Chasseron (l'épaule ?) à 1300 m  et seront instalées pour l'horizon 2013 ! Le premier parc sera réalisé pour 2011 ! 7 éoliennes qui produiront 11 MW ( consommation de 7000 habitants environ) au dessus de Sainte Croix ( sous le Chasseron ) . Romande energie prévoit de produire 330 KWh en 2020 soit 10 % de l'électrécité fournie.

Il y a d'autres sites visés : Crêt Meuron ( 7 éoliennes), Chaumont au dessus de Neuchâtel et Joux du Plane. Le Suchet lui aussi est une cible avec le Bel Coster ( 12 éoliennes  2 MW 16000 habitants)

Que penser de ces projets ?

Si l'aspect "production d'énergie propre" est peu discuté (même si certains émettent déjà des réserves quant à la rentabilité de certaines éoliennes) l'aspect environnemental est completemetn occulté. Je ne connais pas l'emplacement exact des futures éoliennes, mais le Suchet et le Chasseron qui seront les principales cibles de ce projet vont voir leur environnement changé. Il serait étonnant que les Chamois paissent aussi tranquillement qu'aujourd'hui sous les éoliennes.
Les marmottes, réimplantées il y a peu vont peut être souffrir de ce nouvel environnement, je ne parle pas des autres espèces ( renards oiseaux...)



Il me parrait important de ne pas dénaturer le paysage et de placer les éoliennes versant Sainte Croix à proximité des instalatinos de skis ( ça fera des verrues les unes sur les autres) et de mesurer l'impact environnemental exact de ces installations !

Si le projet voit le jour, on a déjà prévu de faire un concours de l'éolinne la plus rapide... C'est vrai qu'au sommet du Chasseron, il y a souvent du vent !

Je reste dubitatif...

A suivre
Hiver - vue du Chasseron


marmotte


Tempête sur les crêtes du Chasseron - le sommet proncipal vu des petites Roches

 

Tempête sur le Chasseron
Vidéo : Chamois au sommet du Chasseron

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Le refuge de Tête Rousse - 3167 m

Publié le par Apoutsiak

Sur la Route du Mont Blanc...



et oui, quand le refuge du goûter est complet, que les 3 Monts ne sont pas en condition ou que le refuge des Cosmiques est lui aussi complet, il reste la solution : monter au Mont Blanc en partant de Tête Rousse... avantage : on traverse le Grand Couloir de nuit et avec un bon regel, ça parpine moins, inconvénient : ça rajoute du déniveler et environ 2 h 30 !!!

Téléphone : 04 50 58 24 97
Hors saison : 06 19 02 90 71 à partir du 15 avril pour les réservations

Gardienné de Juin à Fin Septembre

possibilté de camping aménagé ( pour info camping interdit au refuge du Goûter)

74 places
refuge d'hiver 16 places

Topo


Prendre le TMB au Fayet ou à Saint Gervais ( possibilité de prendre le téléphérique de belevue aux Houches et de rejoindrel e TMB) puisrendez vous au Nid d'Aigle (refuge)
Du Nid d'Aigle (bouquetins nombreux et peu farouches  mais jeunes et moches) prendre le sentier qui part au Nord Est jusqu'à la baraque forestière des Rognes (pour infio, il n'y a pas de forêt mais c'est tout de même une baraque forestière...) Prender alors la direction de l'éperon (Sud Est) et remonter le sentier jusqu'à l'altitude 3132 m prendre alors le névé plat à droite (glacier de Tête Rousse)  et le traverser pour rejoindre le refuge. 3167 m 2 heures sans forcer !)



fichier GPS (avec celui du Mont Blanc...)



Confort :

Le refuge est impeccable : grande salle à manger, accueil excellent de l'équipe en dépit du monde, salle hors sac, dortoirs vastes avec de la place pour se déplacer. Couettes !

Un bémol : il y a denombreuses portes antifeux au sous-sol et pas de lumière ! bref on se perd et en cas d'incendie... dur dur de trouver rapidemnt la sortie !!!
Au niveau bouffe : Anne a trouvé qu'on avait juste assez à manger ! Mais c'etait bon !

Les courses possibles

Le Mont Blanc par la voie des Cristalliers Arpete des Bosses (ou traversée)
L'aiguille de Bionnassay par la face Nord
Quelques couloirs sur l'aiguille du Goûter
pour les skieurs de pentes raides









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