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Le glacier de Tré la Tête de 1950 à nos jours

Publié le par Apoutsiak

Glacier-de-Tr---la-T--te-1950-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak-domes-de-miage.jpg
J'ai retrouvé cette vieille photo du dlacier de Tré la tête (ave mes oncles et tantes...)  Elle doit dater de 1950 approximativement. J'ai fait la photo ci dessous le week end dernier. La langue du glacier a bien entendu reculé et le glaicer est à présent completement recouvert de pierres jusque bien  au dessus les personnages ! ( les pierres, foncées augmentent la fonte du glacier ... emballement du phénomèe de recul du glacier !)

P1000824.JPG

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Dômes de Miage

Publié le par Apoutsiak

Pour faire patienter cette petite clientèle voici quelques  photos. Elles sont en vrac, je les remets dans le bon sens demain... avec du TEXTE !!!

Pour l'anecdote, ce blog a débuté il y a deux ans, le motif en était l'ascension des Dômes de Miage avec ma maman. Le périple s'est terminé au col des Dômes ! le blog s'appelait à l'époque "
Dômes de Miage" le bien nommé.

En parlant d'anecdote, j'en ai plein, en particulier l'hsitoire des pieds sur le Dôme...

 

 


 


Vue-du-D--me-oriental--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

Le Topo


Montée au refuge des Conscrits : 

Du parking de Cugnon (1175 m) prendre le sentier "Tré la Tête par les Plans" Suivre le sentier jusqu'au refuge de Tré la Tête (1970 m), pour info , nous sommes passés par la forêt. 1 h 30.
De là, emprunter le sentier plein Est qui part vers le refuge des Conscrits. Il faut passer le mauvais pas (chaînes marches) jamais très difficile et redescendre à la base du glacier en rive droite.
Remonter le glacier (couvert de rocheren restant plutôt rive gauche avant de le traverser vers 2450 m.

Trois choix : 
a) par les echelles : emprunter les echelles et les cables puis le sentier qui remonte la morraine et traverse quelques barres pour atteindre le refuge.
Pour info, les anciennes chaînes ont été remplacées à mon avis avantageusement par des echelles (plus sécurit !)
b) par la rive droite du glacier : remonter au mieux le glacier de Tré la Tête en rive droite (ébouli, glissage assurée) C'est la solution lorsque le glacier est trop crevassé et si il y a un problème au niveau des echelles (éboulement comme en 2005)
c) par le glacier : remonter le glacier en son centre puis revenir vers 2400 mètres vers sa rive droite (à l'applomb du refuge) Remonter ensuit au mieux les pentes herbeuses pour retrouver un hypothétique sentier. et le refuge. (2602 mètres) 4 - 5 heures au total.

Attention, sur les anciennes cartes, le refuge est indiqué à 2730 m. C'est l'ancien refuge détruit aujourd'hui.

Le-D--me-arete--alpinisme--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg
La Traversée des Dômes de Miage

Du refuge des Conscrits, partir à l'applomb au dessus du refuge (légèrement à gauche) cairn. et remonter une cinquantaine de mètres en direction de la bérangère (cairns). Puis prendre le sentier à flanc (2650 m) qui  se poursuit vers le glacier de Tré la Tête.
Cramponner et remonter le glacier en direction du col infranchissable. 
A l'altitude 3050 - 3100  opérer une boucle qui ramène  vers la base de l'aiguille Nord de Tré la Têteavant de repartir  vers l'éperon qui descend du Dôme Oriental de Miage (cote 3336 sur la carte IGN Top 25)

Remonter les pentes raides et crevassées  au départ puis tranquille vers le col des Dômes. 3564 m

Je ne saurais trop vous recommander le Dôme Oriental, peu parcouru, alors qu'il est le point culminant  (3673 m) ! Son ascension ne necessite 30 minutes à 1 heure aller retour pause comprise ! Il suffit de suivre l'arête en versant Est en prenant garde aux corniches.

De retour au Dôme entammer l'ascension de la côte 3633 puis 3666 ( celle des cartes postales ) légèrement raide mais pas difficile quand en bonnes conditions. Enfin le dernier Dôme culmine à 3670 m avant de descendre vers le col de la Bérangère 3348 m

Remonter  l'arête vers le sommet du même nom. L'escalade n'est jamais difficile (II - III si vraiment on choisi le mauvais passage) ou neige : 45 ° sur 5 mètres pour nous ! pour atteindre le sommet 3425 m

De là descendre le glacier de la Bérangère debonnaire. puis je vous conseille de peauffiner vos techniqes de piolet ramasse ou de luge su pantalon sur les névés qui permettent de redescendre sur le refuge ! Fous rires garantis . Nous avons même réussis à atteindre la vitesse vertigineuse de 72 mètres par minute !!!

Descente du refuge par l'itinéraire de montée ou par un autre, à vous de choisir, de toute façon, c'est long et CASSE PATTES !!!

 

 

Dômes de Miage sommet oriental col des Dômes

 

Option technique

Je vous recommande de gravir le Dôme Oriental par son versant Est. 
Au lieu de prendre en direction du col des Dômes , poursuivre vers le col infranchissable (3349m)  contourner une barre de sérac et remonter les pentes douces puis le large couloir raide qui donne accès à l'éperon Sud du Dôme Oriental, de là remonter l'eperon jusqu'au sommet.

Nous avons pris cette option par erreur avec Thibault en 1995. Erreur excellente !



Les Conditions

Excellentes conditions. 
Pour la montée au refuge, nous sommes passés par le glacier avant de redescendre par les echelles.
Pour la course : conditions tip top : excellent regel nocturne, trace excellente, pas de glace. Rocher sec sur l'aiguille de la Bérangère. Descente sur les fesses de la Bérangère, on a du battre des records !


La Course

Montée au refuge : 
A fond de Cugnon à Tré la Tête. Ecellent pique nique au Mauvais pas à la côte  2096 m. Mauvais pas sans souci. Nous avons choisi de passer par le glacier pour monter au refuge , histoire de tester le materiel et apprendre à cramponner pour Laurent. (de toute façon, il a préféré cramponner que descendre les echelles - voir video  !!!). J'ai un peu merdé la montée au refuge dans les pentes d'herbes, il y avait un sentier dès le bas il y a 2 ans ...

Traversée des Dômes
Après une mauvaise nuit en dépit d'excellentes lectures la veille au soir (les Titanesc aux editions Guerrin), en fait j'ai chopé une otolarhyngotrachéites suraigue qui ne m'a pas permis de mettre une bonne claque à Laurent ... pour resumer toux sèche... grasse... glavios purulents , oreilles liquides, nez bouché, poumons inefficaces.



Donc muni de ma bonne excuse médicale, nous sommes partis a udessus du refuge sans nous planter pour rejoindre le sentier qui mène au glacier. Après une pause technique, nous suivons environs 8 cordées tandis qu'une vingtaine d'autres nous succèdent. Rapidement, mes espoirs de rattrapper les premiers s'effondrent (il fat avouer que j'ai même calculer le temps qui nous sépare : 13 minutes... ils se sont lever plus tôt. Les fourbes !) De toute façon, j'ai le souffle court, il n'y a plus aucun bénéfice de ma semaine à 4000 m dommage. Chaque montée est un effort, à mon grand despoir, je me fais même dépasser par des cordées de Vieux (avec tout le respect que je dois aux personnes âgées). Il faut me rendre à l'évidence, je n'ai pas la caisse. 

Je sens Laurent qui pigne dans mon dos, il voudrait que ça accelère, il peut toujours rêver, je suis au taquet ! Courte pause à la base du col des Dômes. Le passage sous le point 3336 est sans problème, les crevasses bien bouchées. Nous suivions une cordée, elle nous largue. Je prends mon mal en patience, c'est désagréable.



Avant le col, Laurent me dit "on va où ?", je prends un malin plaisir à lui répondre "à droite" Je sens dans son souffle une crispation, à droite, c'est l'inconnu, toutes les cordées partent à gauche. Seuls deux inconscient ont engagé le dôme oriental... Nous attaquons ses pentes, ils ont fait la trace, la neige est dure la pente un peu en devers, c'est un bon exercice. Nous évitons les corniches pour atteindre le sommet.  Redescente rapide au col des Dômes, mon organisme préfère les descentes, il faut remonter vers le deuxième dôme, de nouveau rythme lent. c'est dur, mais j' y arrive. Courte pause (photos et films). C'est magnifique. Nous profitons de ces instants. Le mont Blanc se couvre de magnifiques lenticulaires. Le temps va tourner. Nous redescendons au col de la Bérangère. Courte pause avant de remonter (toujours lentement ) sur l'arête. un court passage un peu raide (45° sur 6 mètres environ) puis quelques passages rocheux faciles nous mènent au sommet.

Guillaume-Ledoux-Laurent-Marchienne-D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

l-aiguille-de-la-B--rang--re-vue-du-ciel--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg

Descente d'anthologie vers le refuge, d'abord nous avons appris à enrayer un devissage, le tout s'est terminé en glissade joyeuse. Puis nous sommes descendus en ramasse puis sur les fesses vers le refuge.

Longue longue fut la descente du refuge vers le parkin g de Cugnon. Nous sommes passés par les echelles. Le retour en dessous de Tré la Tête fut un calvaire pour Laurent : les pieds en bouillie. Ma vengeance immuable prenait forme après se week end d'humiliation ;-)


Laurent-Marchienne-itineraire-dangereux--D--mes-de-Miage-photo-Guillaume-Ledoux-Apoutsiak.jpg







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Allalinhorn ski de randonnée depuis Britannia hütte

Publié le par Apoutsiak

Mittelallalin tempête de neige

 

 

 

 


 

 

 

 

Le topo :

Allalinhorn 4027 m voie normale depuis Britannia hutte
Rejoindre les remontées mécaniques de Felskinn et traverser le tunnel de là, deux solutions : pour les feignants, vous prenez le métro alpin, pour les autres descendez vers le Nord jusqu'à 2870 mètres environ. Mettre les peaux et remonter la piste en direction de la station de Mittel Allalin au mieux sans aller jusqu'à la station. Prendre ensuite à flanc sur la rive droite du glacier

Les conditions :

Neige dure le matin
Glacée à certains endroits sur les (maudites) pistes de Saas Fee avec des boules de glace
Croutée jusqu'au col avant une relativement bonne poudreuse sous le sommet (un peu lourde selon Jean-Marc)
la croute sous le col demandait un ski leger pour ne pas la percer
en dessous de 3400 mètres, neige transfo légèrement revenue (10 - 11 h) jusqu'à 2900 m

La course :

Lever 4 heures, c'est le Grand Beau, c'est la première fois depuis le début de la semaine ... Nous chaussons les skis pour revenir de la cabanne Britannia vers Felskinn, la station du téléphérique.  La neige est dure, le chemin est balayé de coulées d'avalanches qui rendent la progression difficile (je haie ces départs rugueux)  ! Nous traversons à la frontale les tunnels de la station  pour ressortir de l'autre côté remettre les skis et redescendre vers 3870 mètres.

Il faut remonter les pistes de ski... Couteaux, pas couteaux... hésitation, finalement, je fais sans... puis je les mets, avant de les enlever. La piste est dure, nous passons par une piste creusée aux murs de neige impressionnant. Dernière photo au lever du soleil, la batterie de l'apparreil photo est vide, la Taschhorn et le Dom magnifiques !

Toujours les pistes de ski, c'est moche, des pelleteuses pour boucher des crevasses, des pistes tracées au Bulldozer dans le glacier. Tout est gelé, glacé ! Des boules de neige dure rendent difficile notre progression. Jean-Marc peste... et moi aussi. Courte pause avant de sortir de ce passage peu sympathique sous un pylone de remonte pente...

 

Allalinhorn sur les pistes de Saas Fee

Et Bouffffff, neige à gogo, pentes lourdes à partir de 3400 m. Nous opérons unelongue traversée à flanc. Hésitation, passe t'on au dessus du petit sérac ou en dessous (nous aurons plus tard unediscussions à ce sujet : était ce un sérac ?) Finalement, je l'emporte, par dessous, les pentes qui se situent après ont l'air plus praticable, alors quau dessus c'était l'inconnu, et une possible  position délicate .... 
J'ai remis les couteaux, la neige est croutée dure, les skis l'effleurent, conversion, trace, conversion. Jean-Marc fait la trace, je suis encore un peu dans le pâté du fait d'une mauvaise nuit au refuge. Voilà le col.
Jean-Marc me dit  "Ca a l'air glacé, tu devrais laisser tes skis là, moi, je vais monter sur la bosse" Peu téméraire, je n'hésite pas, je laisse les skis en plant et chausse les crampons. La pente est glacée... sur 10 mètres... Je poursuis en me disant que le passage en poudreuse va être de courte durée, mais en fait non, il dure jusqu'à l'arête, Tant pis je continue comme ça , mais je vais louper une descente de rêve. Je m'enfonce dans la poudreuse mais je trace régulièrement, Jean-Marc trace à ski de son côté. La pente devient plus raide, il y a quelques passages de neige dure (enfin) Je sors mon piolet pour acceder à l'arête. Le vent froid participe à la fête, je trace jusqu'au sommet. De là, je vois nos amis Italiens qui font une pause sur le Strahlhorn avant de redescendre. La météo est en  train de tourner, de long cyrrhus voilent le ciel. La pause au sommet est de courte durée, nous redescendons. Je décide quant même de skier cette pente en poudreuse, je file au col, mets mes skis, laisse mon matos, et remonte à fond les manettes dans la trace de Jean-Marc. Sous l'arête, j'enlève les peaux et profite des cette neige du 18 Juin !

Des cordées arrivent au col. Nous redescndons délicatement sur la neige croutée (afin de ne pas percer la croute) Je récupère une chute bien entamée dans un virage un peu téméraire sur cette neige difficile à skier. Puis c'est la longue traversé vers Mittel allalin. Jean-Marc ne veut pas repasser par les pistes de ski et leurs boules de glace. Il aura tord, la neige est juste transformée, bien revenue et l'on peut aisément contourner les zones délicates. Les pentes sont raides mais agréables à skier. Je descends sans pause jusqu'en dessous du téléphérique de Felskinn. Je remets les peaux pour un petit quart d'heure de montée, en bourrant bien je devrais être avant lui au point de rendez vous. Je traverse les couloirs mais il est là, arrivé 10 minutes avant moi. 
Nous profitons du téléphérique pour redescendre, et traversons Saas Fee et une course de Roller.

Britanniahutte-photo-Gillaume-ledoux-bouquetins-apoutsiak.jpg
Allalinhorn voie normale Mittelallalin

 

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Fluchthorn Strahlhorn depuis Britannia hutte

Publié le par Apoutsiak

 

 


 

 

 

Le topo :

De la Britannia Hütte, atteint de haute lutte dpuis Saas Fee (4 heures depuis le village, 15 minutes en voiture, descendre à flan pour traverser le Holaubgletscher et rejoindre la rive gauche de l'allalingletscher au pied d'un éperon évident vers 2980 m Mettre les peaux.

De là, remonter le glacier en rive gauche toujours (attention aux crevasses) jusque sous le allalinpass. REmonter alors en direction du Fluchthorn en passant dans les combes à droite (ouest) sous le sommet. (2 heures environ)

Redescendre en direction de l'adlerpass, à flanc en passant sous des séracs menaçants (à vive allure....) et en se méfiant des crevasses (toujours, c'est une constante pour cette course !)

Remettre les peaux pour se diriger vers l'adlerpass (3789m) . Plutôt que de prendre l'arête sud au dessus du col, prendre la combe avant le col à gauche (un peu raide mais qui permet de garder les skis) puis, après une pause bien méritée, poursuivre par les faux plats d'abord puis la courte pente et enfin l'arête vers le sommet du Strahlhorn (4190 m).

Descente : par l'itinéraire de montée et l'allalingletscher. On peut descendre en début de saison directement sur Saas Almagel depuis le Fluchthorn
La course :

Fluchthorn-Strahlhorn---topo-photoski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg



Les conditions :

Neige humide pour l'accès à Britannia :
Refuge d'hiver ouvert et confortable (nous avons coupé du bois au cas ou), refuge d'été fermé
Neige dure le matin, bon regel nocturne
Neige poudreuse au dessus de 3400 mètres (poudreuse de rêve dans la combe à l'est de l'arête au dessus de l'adlerpass)

La course :

Fluchthorn-Strahlhorn--jean-marc-lafontaine-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Après une journée passée à monter à Britanniahütte, les remontées mécaniques étant fermées (nous avons skié à partir de 2550 m la station intermédiaire) et une autre journée passée à couper du bois , à répondre au telephone comme standardiste de la Britannia hütte et à dormir (2 h 30 de sieste tou de même...) Nous passons à l'action !

Lever 4 h 30 pour un départ rapide. La neige est dure, il faut louvoyer entre les cailloux sous le refuge. Mal réveillé je peste intérieurement, j'aime bien les réveils tranquilles aux pentes douces où l'on peit quiller en skiant sans réfléchir. Monter descendre, monter descendre, nous traversons le pied de l'Holaubgletscher pour arriver au pied du glacier. Nous repartons pour de grandes longueurs en faux plat montant, la neige est dure, mais le terrain aisé !

Le Strahlhon etant bouché nous décidons de partir vers le Fluchthorn, bien dégagé. Je fais quelques jolis virages dans les pentes douces de ce chouette mais tranquille sommet. Le Strahlhorn se dégage, nous irons le voir dans un second temps (peut être pourrons nous faire la face Nord... miam miam !) Arrivé au sommet, les fameuses pentes Nords semblent bouchées, nous décidons de rattraper la voie normale par une traversée courte mais exposée aux séracs pour ensuite rejoindre l'adlerpass. Je trace dans une neige  un peu lourde au début puis plus ou monte, plus légère. Avant le col, je bifurque à gauche dans la combe que j'avais pris à la descente il y a 4 ans(ça sert à ça de refaire les sommets, on connait les trucs !) La combe est un peu raide et peu aisée à tracer mais ça va. Courte pause vers 3980 mètres. Puis c'est le long faux plat (encore un) vers le sommet. Je pause les skis pour les derniers mètres et hop, nous sommes avec Jean-Marc sur le Strahlhorn.

La descente est un pur bonheur, la neige est douce, les virages s'enchaîne facilement, 30 à 40 cm de poudreuse en altitude, Jean-Marc fait du ... flûte, je ne sais plus comment ont dit en pyrénéen ! enfin, il godille avec agilité, ce qui est un peu moins mon cas, et oui, on ne se refait pas !

Il faut alors redescendre les faux plat, mes skis ont un besoin important de fart, je pousse sur les bâtons. Avant de remettre les peaux et de gagner le refuge où nous rencontrerons deux italiens sympathiques.

 Fluchthorn-Strahlhorn--ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg

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Weismies par l'arête Sud Est

Publié le par Apoutsiak

 

 


 

 

 

Le topo : 

Depuis Saas Almagel
Je suis parti en réalité avant Saas Almagel : vers Mosses, mais je pense qu'il y a moyen de faire plus court.
Il faut remonter le sentier dans la forêt en direction de .......
puis toujours en suivant le sentier , rejoindre le refuge 2890 m sous le Dri Horlini

Le deuxième jour, remontée les pentes du Zwischenbergpass puis prendre au nord (à gauche de l'arête)^pour passer le premier  mamelon avant de rejoindre la neige sur l'autre versant. 
Le but du jeux est de remonter le névé le plus haut possible pour rejoindre l'arête Sud Est. Ensuite il s'agit de suivre l'arête jusqu'à l'antécimes 3967 m (pas de II III max) puis de suivre l'arête neigeuse effilée puis les rochers jusqu'au sommet. 

Le retour peut se faire par la même voie ou par la voie normale (glacière)

Weismies-topo-photo--arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Les conditions

Il a plu toute la nuit (et neigé en altitude prêt de 30 cm) 
Aucun regel nocturne 
Névé sous l'arête en mauvaise condition (soupe profonde) , j'ai rejoint l'arête assez rapidement vers 3300 - 3400 m , il a fallu tracer l'arête de 3500 à l'antécîme 3967 m)
Les pentes de la fine arête menant au sommet me parraissant chargées, je ne m'y suis pas engagé

Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando--le-sommet-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


Weismies-arete-sud-sud-est-ski-de-rando-photo-apoutsiak-guillaume-ledoux.jpg


La course

Longue, la montée depuis Saas Almagel pour aller à l'almagellerhütte. Quelques bouquetons avant le ...........
Pas un brin de neige, il a fallu porter les skis jusqu'au refuge (même 100 m encore le lendemain !)
Au refuge, accueil au marteau piqueur, agrandissement en cours, le refuge d'hiver est ouvert ! Petit refuge en bois hyper confortable ou je fais la causette avec deux Anversois très sympathique avant deux heures de sieste.
et je me rends comte que j'ai oublié un sac de bouffe, ça va être dur du pointe de vue énergétique (pas de vivres de course, pas de gateaux, pas de dessert, juste le petit dej, de l'isostar et un plat déshydraté !

Le lendemain, à 4 heures, tout est bouché, à 7 heures, il semble que le temps se lève, je pars, on verra bien. Je chausse les skis  100 mètres au dessus du refuge et croise une cordée d'anglais qui redescends, (je saurais plus tard qu'ils auront stoppés à 3500 m sur l'arête, leurs traces en témoigne) Je gagne le col (en fait un peu trop à droite, j'ai du chausser les crampons pour le rejoindre et je laisse les skis. Je remonte l'arête puis gagne le grand névé à droite. La neige est soupe. Je décide de rejoindre l'arête. Puis je trace dans l'escalade facile mais enneigée de 3500 m à l'antécîme. Je suis assez fatigué par l'effort (et l'hypoglycémie je crois !) Arrivé à l'antécîme 3967 m je vois la courte arête effilée qui permet de gagner le sommet, elle est gavée de neige, je préfère renoncer !

Longue mais plus rapide descente de l'arête puis du névé vers le col. Je skie 300 mètres avant de redescendre les 1300 autres à pieds, les skis sur le sac vers le village !!!

 

 

Weismies--vue-sur-la-Lentzpitz-utsiak-guillaume-ledoux-dcd4.jpg



Bilan : skis inutiles pour cette course et pas de neige avant 3000 mètres du coté Est de la vallée de Saas Fee !

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Semaine les 4000 de Saas Fee

Publié le par Apoutsiak


différents articles et vidéos seront mis en ligne dans la semaine patience ! J'active les liens dès que possible.

 

 


 

 

 





Finalement la semaine s'est découpée comme suit , dans une météo difficile à décrypter:

Lundi : montée à l'Almageller hütte
Mardi : Weismies par l'arête Sud Sud Est - but sur l'arête finale à 60 mètres du sommet : arête effilée et surchargée en neige
Mercredi : repos... Vanil de l'Ecri et Vanil Noir en rando alpine avec Laurent
Jeudi : montée à Britannia Hütte depuis
 Saas Fee à pied avec le matos sur le dos (dont les skis...) avec Jean-Marc
Vendredi : temps pourri, brucheronnage à Britannia et ascension de l'arête au dessus du refuge et gestion du standard téléphonique du refuge...
Samedi : Strahlhorn et Fluchthorn dans une PEUF de rêve
Dimanche : Alalinhorn


pour voir les différents compagnons de cordée, reportez vous à l'apouts'trombinoscope !



Je n'ai pas gravi : la Lentzpitze par la face Nord (trop de neige), la traversée sur le Nadelhorn (pareil), la face Nord de l'Obergabelhorn (même raison) et le Zinalrothorn (vous comprendrez pourquoi) ! Mais, j'ai fait du ski le 18 Juin dans une peuf du tonnerre de Dieu !

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programme de la semaine d'alpinisme

Publié le par Apoutsiak

Et oui, une nouvelle semaine de montagne se profile avec une météo et des conditions difficiles à décripter.

Les perturbations orageuses vont se succeder, mais vont faire peu de pluie et peu d'orage (à part peut être à partir de Jeudi, mais jeudi, c'est loin) De lundi à mercredi on devrait trouver des fenêtre météo !

En ce qui concerne les conditions, la question est : faut il emmener les skis ? les raquettes ? ou rien du tout. Vu d'ici (donc d'assez loin), il n'y a pas de neige à basse altitude, par contre vers 3500 - 4000, il doit y en avoir plus que d'habitude.

venons en au programme 
demain Lundi : je monte à la cabane almageller au dessus de Saas Grund (après un long voyage)
Mardi : le Weismies par l'arête Sud Est (PD II)
Mercredi : une sortie avec Laurent si tout va bien
Jeudi : je retrouve Jean-Marc et si la météo est correcte (rien n'est moins sûr voir ci dessus) on monte à Mischabel hütte pour 4 jours avec au programe Lentzpitze Nadelhorn, les 2 4000 derrière  le Nadelhorn  ou du ski de rando dans ce coin là Tout se discute...

Retour Dimanche dans la soirée

Pour info, on remet ça la semaine prochaine avec Jean-Marc et un autre Laurent sur les pentes du Mont Blanc par les 3 Monts si tout va bien (+ traversées des pointes Lachenal et peut être Midi Plan !)

Bonne semaine à tous ;-) 

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