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La Tour Ronde 3792 m couloir Gervasutti - alpinisme

Publié le par Apoutsiak

 

La Tour Ronde

 

Récit de l'ascension 2010 par le couloir Gervasutti  photos et vidéo ici

 

 

 

 

 

couloir Gervasutti (couloir Ouest)

Première ascension : le 27 Juillet 1934 oar Renato Chabod et Giusto Gervasutti.

48 ° sur 250 mètres

De l'Aiguille du Midi, descendre vers le cirque Maudit et le pied du col Est de la Tour Ronde. Remonter le couloir jusqu'à l'épaule au pied du sommet (tour sommitale) que l'on contourne par le Nord pour atteindre le sommet par le versant Est.

Descente par la voir Normale

  

 

Tour Ronde Face Nord et Face Ouest

Tour Ronde Face Est

Face Nord de profil - au fond, le Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde

Le téléphérique de l'Hellbronner

Tour Ronde et Mont Blanc

Face Nord de la Tour Ronde depuis l'aiguille du Midi, au premier plan les pointes Lachenal

  Photos prises depuis le téléphérique de l'Hellbronner lors de l'ascension de la Dent du Géant en Juillet  2003

  

 

  

  

  

  

  

 

 

Remarque : étant donné les conditions météo, le risque de gravir le couloir Gervasutti la semaine prochaine est extrêmement faible ( grosse quantité de neige déjà tombée + météo pourrie jusqu'à Samedi)

On se repliera peut être sur les pointes Lachenal ou l'arête des Cosmiques, ou peut être une jolie course de ski de rando dans les aiguilles rouges

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Tour Ronde

Publié le par Apoutsiak

Quelques jours de vacances début Mars

Je comte les mettre à contribution pour gravir le couloir Gervasutti à la Tour Ronde s'il est en condition, avec descente de la vallée blanche ensuite ( vallée blanche que je n'ai jamais faite alors que je suis déjà monté une dizaine de fois à l'aiguille du Midi.

Le topo indique un couloir à 50 puis 45 pour se terminer par un ptit pas de IV au sommet, et le IV, ça me connait ...

Laurent, si tout va bien, devrait faire le partenaire idéal (même si je le sens vouloir descendre la face en surf..., alors qu'il est hors de question que je pause mes planches dans cette face). Nous ferions éventuellement une autre course, genre "Y" à l'aiguille d'Argentière, ou l'arête Metrier aux Dômes de Miage avec descente par le glacier d'Armancette (course qui sent la bonne galère compte tenu du déniveler : 2500 m )

 

Tout celà, bien sûr, si le sommet est en conditions. à suivre.

 

Départ du couloir Gervasutti

Le face Nord de la Tour Ronde

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toponeige Vanoise de Shahashsani

Publié le par Apoutsiak

Non cet article n'est pas fait pour faire la promo d'un bouquin, mais pour vous annoncer ma contribution (modeste) à la parution d'un livre.

Vanoise

Volodia Shahashsani m'a contacté il y a 2 ou 3 mois pour mettre une des photos du blog dans ce bouquin, celle de la Grande Ciamarella prise en 1926 par Grand Père depuis la pointe Tonini avec son sérac suspendu impressionnant. J'ai bien entendu accepté. Et, donc, dans le crédit photo, on trouve : Guillaume Ledoux / Bolon : page 264. (mon Grand Père s'appellait Henri Bolon).

J'ai reçu en guise de remerciement ce magnifique livre que vous pouvez en cliquant sur ce lien au prix de 35 €. 320pages 285 photos, voilà qui pourrait me faire revenir à mes premières amours : la Grande Casse, le glacier de la Vanoise, l'Albaron, le Charbonnel... Il n'y a pas à dire, les photos sont magnifiques...

Les pages me concernant

Grande Ciamarella, face Nord, photo henri Bolon - 1926

depuis la pointe Tonini

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A Yè !!! Chasseron en ski de rando

Publié le par Apoutsiak

Enfin

Première sortie ski de rando de l'année. Je pars de la maison vers 5 h 20 ce matin. pour atteindre Sainte Croix (Noirvaux) sous la pluie (mélangée à de la neige). Il doit bien y avoir 10 cm de neige, là où il y a des accumulations !!! Les préparatifs sont un peu longs à mon goût, la pluie... ça mouille !

Bref, vers 7 h 10 je skie ... enfin, sur un mélange de glace et de neige fondue qui va bien me bousiller mes toutes nouvelles peaux ...  Je remonte vers les Deneriaz dessous en suivant la route forestière, il faut alors attaquer la forêt, où la neige n'est pas tombée en abondance. Je suis un vieille trace, bien raide, qui suit l'itinéraire classique. Arrivé à la ferme de la Merla, mes peaux se mettent à botter comme rarement, genre 2 kg de neige sous chaque pied. Ca vaut bien le coût d'acheter des skis et des fix les plus légers possibles ...  Je fais une trace relativement raide, soulevant mes skis  enduits de neige à chaque pas. Je fais une tentative de débottage, mais 2 minutes plus tard, la neige est revenue (il y a une zone gelée sur la peau sans doute due au ski sur neige très humide...)

Je remonte la grande combe dans les bourrasques de vent et de neige. La combe est vierge.

 J'arrive sous le petit col, quelques conversions et voilà le vent, comme à chaque fois. Il y a très peu de neige jusqu'au sommet, on voit bien l'herbe, il suffit de suivre le sentier légèrement enneigé jusqu'au sommet ou je ne m'attarde pas (1 h 30 pour le sommet)

Je redescends au petit col pour enlever les peaux avant de redescendre en bas de la combe sous le chalet de la Merla dans une neige un peu humide mais correcte à skier. Je remonte alors jusqu'à la crête par 3 fois pour me faire 3 bonnes descentes de la combe. (chaque montée fait 250 mètres environ).

Avant de redescendre sous la Merla dans la forêt, touchant les cailloux et les souches bien régulièrement... Je suis passé en bas en longeant les poteaux électriques, il y a des passages sans neige !!! puis long patineur jusqu'à la voiture à midi !

 

 

   Au sommet, givre sur le masque et vue imprenable !

 Vue du haut de la Combe

  Sechage  sur chauffage au sol !

 


 

 

Infos

neige : presque inskiable en dessous de 1100 mètres (voir 1200 m pour les pessimistes)

pluie  en dessous de 1200 m neige au dessus

Montée : 610 mètres

"remontées" : 770 mètres : total 1380 mètres pour une première sortie.

le topo camp to camp : http://skirando.camptocamp.com/sortie29155.html?uid=1368

 

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Scanner d'avalanche Ortovox S1

Publié le par Apoutsiak

Scanner d'avalanche Ortovox S1

POUR TOUT SAVOIR SUR LE SCANNER D'AVALANCHE ORTOVOX S1, CLIQUEZ ICI ! 


 

Info de dernière minute (8 Février 2007) Je viens de joindre le magasin Expe par téléphone. Le S1 n'est toujours pas disponible et Ortovox ne donne aucune date pour la sortie de l'ARVA. Il ne sortira peut être que pour l'hiver 2007-2008 ! J'ai essayé de joindre ortovox par mail il y a un mois, mais je n'ai toujours pas de réponse.

Bilan : ma commande a été annulée. Snif. 

 


 

 Il devrait sortir en décembre 2006 (peut être même est il déjà sorti) après une tentative de sortie avortée pour une raison qui m'est inconnue l'année passée : le scanner d'avalanche orthovox S1. J'hésite à me le procurer cette année pour remplacer mon vieux PIEP 457 ( qui a déjà 16 ans : acheté en 92...) SNIF.

 La question se pose : est il intérêssant d'investir dans ce type de matériel.

Le tarif au vieux campeur est de 459 €, une somme rondelette !!! et 396 € en promo chez Expe (jusqu'au 15 decembre, sinon c'est 451 €) Il y a d'autres magasins, les tarifs sont donnés à titre indicatifs pour vous faire une idée. Rien ne vaut le bon commerçant du coin, mais encore faut il en avoir un...

Je pense être un skieur qui prends peu de risque, je ski très rarement à la suite d'une chute de neige, je m'informe du BRA, je skie rarement des pentes raides, je skie surtout au printemps, Je vois peu d'avalanche. D'aucun me diront que ça ne veut rien dire et ils auront raison,  mais tout de même, est ce que ça vaut le coups.

Alors j'imagine une maxi avalanche, avec un pote dessous, la panique, impossible de gerer le stres, impossible de faire une recherche correcte, on ne sait jamais comment l'on réagit en conditions de stress. Et le regret de ne pas l'avoir acheté, d'avoir économisé 150 ou 200 € pour une vie... Dure décision.

Mais peut être que je ne paniquerais pas. Je vais réfléchir encore un peu avant de me lancer. Je vous tiens au courant. Bref, j'hésite mais me connaissant, je vais sans doute l'acheter : la sécurité, ça n'a pas de prix !  Ensuite grâce à mes deux ARVAs, je vais pouvoir faire m'entrainer tout seul dans mon coin !

 

 

 

Caractéristiques techniques données par Ortovox

FONCTION:

numérique + réglage par capteur 

   

FREQUENCE:

457 kHz

DIMENSIONS:

123 x 80 x 32 mm

ALIMENTATION:

3 piles AAA LR3 mini 1,5 V

AUTONOMIE:

Emission: environ 350 h
Réception: environ 20 h

GARANTIE:

5 ans

Art.Nr.:

01135-256

ORTOVOX s1

Le s1 est le premier scanner d’avalanche au monde commandé par capteur.

En cas d’avalanche, une grande portée et une manipulation claire et simple de l’appareil A.R.V.A. constituent un supplément de sécurité. Le S1 assure les deux et offre en outre d'autres aspects de sécurité.

Le s1 scanne en même temps tous les signaux dans le champ d’avalanche et détecte plusieurs victimes ensevelies. Son grand écran éclairé affiche la position des personnes ensevelies et la distance jusqu’à elles. Une séparation précise des signaux au moyen d’une analyse de ces derniers permet d’isoler et de détecter facilement chaque émetteur.

Pour l’utilisateur, cela signifie qu’en mode de recherche, le s1 scanne le champ d’avalanche et affiche combien d’émetteurs sont ensevelis, dans quelle direction et à quelle distance de la personne opérant les recherches. A l’aide d’un réticule à croisée sur l’écran, celle-ci repère le premier émetteur et suit jusqu’au point d’ensevelissement l’affichage écran qui s’adapte continuellement à la situation actuelle. Depuis le premier point d'ensevelissement, elle peut procéder immédiatement au repérage du prochain émetteur et parvenir au point d'ensevelissement suivant sans signaux déroutants ni méthodes compliquées.

Le s1 fonctionne naturellement avec la fréquence à la norme mondiale et est compatible avec tous les appareils disponibles sur le marché qui fonctionnent avec cette fréquence. Outre la recherche commandée par capteur, le s1 offre les fonctions suivantes pouvant être sélectionnées en plus : Boussole électronique, affichage de la température et mesure de l’inclinaison. Ces fonctions sont dotées d’un réglage de sécurité et sont conformes aux normes. En outre, le s1 dispose d’une fonction de sécurité de réinitialisation automatique par laquelle l’appareil, quel que soit le mode de fonctionnement dans lequel il se trouve, revient automatiquement en mode d’émission après un certain temps pour être de nouveau en mode d'émission en cas d'avalanche secondaire.

 Pour info, je dois également m'acheter des nouvelles peaux , sans doute des black diamond

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Alimentation en montagne, ou comment passer un repas dont on se souvient toute sa vie. ou Apoutsiak sur l'Albaron

Publié le par Apoutsiak

Non, nous n'avons pas bu un bon Saint Emilion, non, il n'y avait pas de vin jaune avec le fromage (pour information, la percée du vin jaune, c'est ce week-end à Salins les Bains dans le jura... fin de la partie pub !)

Bref, j'avais 18 ans, mon frère Seb, deux de moins ( je vous rassure, ça n'a pas changé... pas l'âge, l'écart, je suis presque deux fois plus vieux à présent...). Le projet d'ascension était l'Albaron.

 

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Donc, léger flash back, ce matin là, nous avions gravi la Levanna Occidentale à la journée au dessus du hameau de l'Echot après Bonneval sur Arc, nous étions 5 ou 6 ( il devait y avoir Mariek, ma soeur, Thib, Jérems, Nicolas) Bref, sans passer par le refuge de Carrot, nous avions pu atteindre le sommet sans nous fourvoyer. De retour en bas, nous avions decidé d'attaquer l'Albaron, sommet mythique pour nous à l'époque (tant qu'on avait pas  fait l'Albaron, on était pas un homme !). L'année précédente, j'avais échoué avec Jehanne, Damien et Emmanuel au niveau de la moraine du glacier, il s'était concerté, mais les nuages et le vent important les avaient décidés, j'étais trop jeune pour participer à la décision mais j'avais été bien déçu ! (Deuxième flash back)


Bref, Claude, mon père, nous monte sur la route au dessus de Vincendière (route déjà à l'époque interdite, mais comme on ne parlait pas à l'époque de pollution et d'écologie, je pense qu'on ne peut que peu me reprocher cette action malfaisante), bref, nous avons gagné une heure et sommes remontés jusqu'à la moraine du glacier. Nous remontons celle ci jusqu'environ 3000 mètres pour planter la tente (canadienne, je le précise, nous sommes en 1989, je ne crois pas que la tente igloo soit déjà inventée). Il doit être environ 18 heures, je propose à Seb de monter la tente , tandis qu'il préparerait le délicieux diner...


Déjà à l'époque féru de technologie, nous avons au programme un plat déshydraté dont le poids est hyper compétitif...  Tandis que je monte la tente, donc, Seb décide de changer la cartouche de gaz qui est vide. Seb a toujours eu un sens inné du bricolage, il enlève l'ancienne cartouche sans problème : 1°) dévisser le brûleur - 2°) enlever les 2 pattes - 3°) retirer la cartouche; et décide d'installer la nouvelle cartouche.


J'installe au fond de la tente le piquet.


Il prend la cartouche et l'enfonce directement  dans le pico du brûleur sans avoir lu le mode d'emploi (indiqué sur la cartouche, je le précise) qui prévoit de mettre les "pattes" avant de visser le brûleur. Bref, le gaz sous la pression part et brûle les mains de Seb ( qui, il faut le préciser, a déjà les mains brûlées, il a eu la bonne idée lorsqu'il avait un an de mettre ses mains sur la porte du four alors que celui ci était chaud... les séquelles sont encore là, demandez lui de vous montrer ses mains...) Enfin il se brûle, lâche le brûleur, je sors de la  tente et me rends compte du drame qui se noue, une fumée froide s'échappe de la cartouche, nous parvenons à endiguer le problème en installant les deux pattes... la cartouche est presque vide.


Nous sortons les allumettes, il n'en reste plus que quatre. Seb (que l'on surnommait plus souvent : le petit pyromane) se lance dans l'allumage du butagaz. Première allumette... ratée. Deuxième... encore ratée... troisième... trop humide. Nous gardons la quatrième allumette pour le lendemain matin et mangeons notre plat déshydraté froid. Et bien, ça croque sous la dent. Heureusement que nous avions un boite de Mont Blanc en dessert !!!


Le lendemain matin, la dernière allumette trop humide ne s'enflamera pas et le déjeuner sera mangé froid. Nous atteindrons le sommet de l'Albaron et deviendront enfin des hommes dignes de ce nom. Prêt de 20 ans après je me souviens encore de la cartouche percée et du dernier pas d'escalade avant le sommet.

 

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Pour la petite histoire, j'ai fait une tentative avec Sandrine, sans voiture, en plantant la tente au même endroit un ou deux ans plus tard, nous avons essuyé un orage mémorable, quittant la tente et ses piquets dressés vers le ciel pour éviter de nous prendre un éclair, ceux ci avaient la bonne idée de tomber au fond de la vallée d'Avérolle 1300 mètres plus bas vers le camping de Vincendière.

En 1997, nous sommes remontés sur l'Albaron avec Thib et Sandrine. Sandrine, un peu malade s'est arrêtée à la Selle (la bien nommée), nous avons profité du sommet avec Thib, et avons dévissé bêtement dans la descente. Trop sûr de moi, mais surtout trop sûr des capacités de Sandrine, j'ai voulu la mettre en confiance dans un passage en glace un peu raide. Je n'ai pas planté de broche (je les avais pourtant au baudrier) Thib était en dessous du passage, Sandrine s'est mise dans le baudrier... J'ai tenu... j'ai tenu, puis le piolet est sorti de la glace je suis parti  dos à la paroi, Nous avons glissé sur une quinzaine de mètres, sans que je n'éprouve aucune peur, je me demande même aujourd'hui si j'ai essayé de me retourner. La corde s'est tendue d'un seul coup. J'ai crié "ça va là haut !" Thib m'a répondu, "dépêche toi, c'est lourd ! " je me suis exécuté. Plus de peur que de mal, je n'hésite plus à planter une broche. Nous sommes redescendus, j'étais tout penaud. Mais vivant !  J'ai toujours un peu honte en repensant à cette histoire, j'ai vécu d'autres dévissages mais plus en position de "coupable", même une fois en position de sauveur, mais je crois qu'il faut rester humble face à la montagne (qu'est qu'elle est bête cette phrase, tant pis elle fait bien dans le style mea culpa).

 

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Sinon à part ça tout va bien, je vais bientôt sortir les peaux !

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